Durant l'été, j'ai été taguée par la charmante Pomdepin. 5 photos, 5 histoires... Un challenge plus qu'un tag d'ailleurs !

Les règles sont assez simples : Une photo et un texte associé à cette photo, 5 fois. Le style de texte et sa longueur sont libres. Et chaque fois, il faut contacter un autre blogueur pour qu'il continue le challenge (avec bien entendu la possibilité pour lui de refuser).

Vous vous en doutez, j'ai décidé de relever le défi ! Si tout va bien, les 5 photos, 5 histoires seront publiées 5 lundis de suite, à commencer par aujourd'hui !

Pour cette première fois, la photo de n'est pas de moi et ce n'est même pas vraiment une photo d'ailleurs... mais une image, c'est presque comme une photo (en vrai, j'ai un original de cette image alors j'aurais pu prendre une photo mais comme j'avais l'image scannée déjà sous la main...).

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appart LCSC

Depuis 2 ans qu'ils vivaient dans 35 m2, des envies d'espace se faisaient sentir... Mais pour cela, il allait falloir s'éloigner un peu de Paris !
Pas d'internet à cette époque lointaine, c'est donc munis d'un plan grand format des transports en commun de la région parisienne et du dernier numéro d'un journal de petites annonces qu'ils ont commencé leur prospection.

Regardant les petites annonces en fonction du prix, ils barrent aussitôt celles dont la localisation ne leur convient pas. Ils ont envie de rester à l'ouest de Paris, avec un accès direct à La Défense en transports en commun. Ils ont déjà une assez bonne idée de la géographie locale et cela ne leur pose pas trop de soucis pour savoir si ça peut leur convenir ou pas.

Une annonce attire leur attention... La Celle Saint Cloud.. Mais où diable est-ce donc ?
Une recherche sur le grand plan des transports en commun leur apprend que cela correspond à leurs critères géographiques. Le reste de l'annonce aussi d'ailleurs correspond à leurs critères. Ils attrapent le téléphone et appelent le numéro indiqué : rendez-vous est pris pour le lendemain soir, un vendredi.

Tiens un peu plus bas, une deuxième annonce dans la même commune. De nouveau, un coup de téléphone est passé, et un rendez-vous fixé au samedi en fin de matinée.

Le lendemain soir, elle prend le train pour se rendre à La Celle Saint Cloud, un moyen pour elle de tester l'accessibilité par les transports en commun. Le long du trajet, elle admire Paris tandis que la ligne de chemin de fer passe par Saint Cloud, puis vient une succession de bois et de forêts. Elle a l'impression d'arriver au milieu de la verdure.

Il la retrouve à la gare, et ils partent visiter le premier appartement. Celui-ci est décevant, enclavé dans une petite résidence à proximité de l'autoroute. Mais l'environnement global leur a tapé dans l'oeil. Sur le chemin du retour, ils décident de venir plus tôt le samedi matin afin de prospecter les agences immobilières.

Samedi matin : ils vont dans une première agence. L'accueil est mitigé : ils sont jeunes et la dame de l'agence le leur fait comprendre, n'écoute pas leurs demandes, leur propose des biens trop petits pour leurs envies. Puis une seconde agence, où le commercial prend le temps d'écouter ce qu'ils souhaitent, semble leur faire confiance, leur propose une visite pour l'après-midi déjà, pour mieux qualifier leur besoin.

L'heure du rendez-vous pris le jeudi soir approche. C'est un particulier qui vend son ancien appartement. La résidence leur plait beaucoup, arborée, avec de grands espaces. Construite dans les années 1960, elle n'a pas pris une ride et semble si moderne !
Ils entrent dans l'appartement, c'est un vrai coup de coeur. Il est si lumineux, il leur semble si vaste avec ses 90 m2. Ils ont l'impression que cet appartement les attendait avec ses 3 chambres, ses pièces bien distribuées, son grand balcon... La dame leur remet le plan, leur donne quelques indications, leur montre la cave et le garage. Ils promettent de donner rapidement des nouvelles de leurs intentions.

Ils retournent à l'agence. L'appartement que l'agent leur montre ne leur convient pas. La résidence en béton pré-contraint des années 1980 est très bruyante. Mais l'agent leur propose de revenir le lundi pour leur montrer deux autres appartements, l'un sur la résidence des années 1960 où ils sont déjà allés et l'autre dans une résidence des années 1950 voisine.

Le dimanche, ils ne peuvent pas s'empêcher de revenir trainer autour de la résidence des années 1960. Ils n'arrivent pas à trouver de défauts !

Les visites du lundi les confortent dans leur impression : cet appartement vu le samedi est celui qu'il leur faut ! Ils se disent qu'avant de se décider, il faudrait mieux le revoir quand même.

Mardi matin. Il appelle la dame qui vend son appartement, pour convenir d'une nouvelle visite. La dame veut bien mais ne peut pas avant le samedi suivant et attend une proposition d'un autre couple qui doit revenir le lendemain soir.

Ils échangent alors par téléphone, ils sont au bureau... Même si depuis 3 jours, ils ne parlent que de cet appartement, il veut son avis. Elle lui répond qu'alors, il faut qu'ils se décident avant les autres, qu'il faut rappeler la dame et lui dire que c'est bon, ils achètent l'appartement mais aimeraient bien le revoir pour prendre des mesures quand même.

La dame n'en croit pas ses oreilles quand il la rappelle. La dame pense à une blague. C'est quand il lui demande les coordonnées de son notaire pour que le leur prenne contact que la dame commence à le croire. Les notaires s'appelent dans la journée et une date est convenue pour la signature du compromis.

Elle, pourtant si souvent anxieuse, ne se dit à aucun moment qu'ils font peut-être une énorme erreur !

Et jamais ensuite, ils n'auront motif de croire qu'ils se sont décidés trop vite, jamais ils ne regretteront d'avoir acheté un appartement après une seule visite !

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Et pour continuer le challenge, je propose à Aliénor de nous raconter 5 histoires (vraies ou pas) avec 5 photos !