J'ai reçu Danse Noire de Nancy Huston dans le cadre du Match de la Rentrée Littéraire organisé par PriceMinister.

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Danse Noire, c'est avant tout l'histoire recomposée de Milo, le canadien francophone qui se découvre dans de Capoiera à l'instinct, qui en trouve le rythme dans ses gènes. Mais c'est aussi l'histoire de Neil le grand-père irlandais de Milo, pris au piège des rêves indépendantistes de l'Irlande au début du XXe siècle. Et puis, c'est encore l'histoire d'Awinita, l'indienne, la mère de Milo, junkie prostituée, complètement paumée et qui tombe en amour avec Declan pas moins paumé...

Danse Noire, c'est un rythme lancinant, c'est le rythme des danses ancestrales, c'est celui de la vie ballotée de Milo. C'est une vie hors du commun qui trouve ses racines dans d'autres vies hors du commun. C'est une vie rêvée issue d'autres rêves. 

Danse Noire, c'est un aller-retour entre le français et l'anglais, entre la langue littéraire, celle anglophone de Neil, celle francophone du narrateur, et la langue des bas-fonds de Montréal ou du fin fond de la Mauricie, celle anglophone de Declan et Awinita, celle francophone de la famille de Milo.... 

Danse Noire, c'est un jeu de perspectives, c'est le croisement, le chevauchement de trois histoires.

Danse Noire, c'est la construction d'un scénario de film qui n'a pas de fin.

J'ai beaucoup aimé Danse Noire, je me suis laissée emporter par le rythme. Toutefois, il peut être génant de ne pas lire l'anglais, une part non négligeable du texte étant dans cette langue (même si tout est traduit en bas de page... pour ma part, je n'aime pas les bas de page qui gâchent le rythme de lecture).

Comme il faut que je le note, ce sera un 16/20 pour moi.

PS : c'est aussi ma douceur d'automne avec Yoko...