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Cela faisait quelques années que je n'avais pas participé aux Matchs de la Rentrée Littéraire organisés par Rakuten, pour diverses raisons. C'est dans le cadre de cette opération que j'ai reçu ce roman.

J'ai choisi 600 heures dans la vie extraordinaire d'Edward Stanton de Craig Lancaster, attirée par... son titre à rallonge, et sans en avoir lu la 4e de couverture !

On suit donc Edward Stanton dans ces 600 heures (soit 28 jours) qui marquent un sacré tournant dans sa vie routinière. En effet, Edward, autiste Asperger, est atteint de troubles obsessionnels compulsifs et compile de façon systématique ce qu'il nomme ses données : heures de réveil, météo de la veille et prévisions pour la journée à venir, ... jusqu'à l'arrivée de Donna sa nouvelle voisine et du fils de celle-ci qui vont peu à peu bouleverser cette routine bien établie.

Présenté comme un roman feel-good par son éditeur Milady, l'ensemble se lit vite et bien malgré quelques longueurs ou passages répétitifs qui n'apportent rien au propos du livre. Il m'a toutefois parfaitement occupée quelques heures d'un après-midi un peu gris, accompagné d'une bonne tasse de thé.

Les ficelles de l'histoire en revanche m'ont semblé un peu grosses. Il faut dire que le thème du célibataire enfermé dans sa routine que vient bousculer l'arrivée d'une nouvelle voisine très gentille a déjà été moult fois abordé.

Et puis, il y a le personnage d'Edward... L'éditeur dans sa présentation le compare au jeune garçon du Curieux incident du chien pendant la nuit, sauf qu'Edward est un adulte quasi-quarantenaire et que sa description m'a par certains aspects plus fait penser à Rain-Man tant c'est parfois caricatural... Je dois avouer que, bien qu'il soit le narrateur, je n'ai pas eu l'impression que l'auteur avait une tendresse particulière pour lui !

Finalement, le plus intéressant dans tout cela, c'est la relation entre Edward et son père, leurs non-dits, leurs souffrances, leurs incompréhensions. Des difficultés sans doute accentuées par le trouble dont souffre Edward... 

Le dénouement est relativement convenu, et carrément trop rapide par rapport à la lenteur de la routine qui s'est établie dans le reste du roman au fil de la vie d'Edward.

Au final, je suis assez partagée dans mon ressenti : je n'ai pas passé un mauvais moment de lecture, mais je n'en ai rien retiré de particulier et je l'oublierai en à peine plus de temps qu'il ne m'a fallu pour le lire !

 

 

(*) Reçu dans le cadre de l'opération Les Matchs de la Rentrée Littéraire #MRL18 de #Rakuten.